Salle de presse

Plus d’un Québécois sur trois en situation économique précaire

35% des membres de la classe moyenne n’ont aucune réserve financière

 
Montréal, le 7 décembre 2016 – Plus d’un Québécois sur trois se trouve désormais en situation financière fragile. Ainsi, 36% éprouvent de la difficulté à répondre à un besoin de base (alimentaire, en santé ou résidentiel) et un pourcentage égal ne bénéficie d’aucun coussin monétaire pour les imprévus. Conséquence directe, 37% craignent de sombrer dans la pauvreté. Ces chiffres proviennent d’un sondage de la firme de recherche Youri Rivest recherche et stratégie pour La grande guignolée des médias.
 
Pas de coussin… même parmi la classe moyenne
Même si un Québécois sur trois redoute la pauvreté, seulement 12% s’estiment pauvres. En fait, seuls ceux au revenu familial de moins de 20 000$ s’estiment majoritairement pauvres. «Les Québécois définissent la pauvreté par la difficulté à combler les besoins de base, indique Youri Rivest. Le paradoxe, c’ est que, dans les faits, plusieurs n’arrivent pas à pleinement combler leurs besoins de base, mais ne se définissent pas comme pauvres pour autant. Cette contradiction laisse croire qu’il y a une gêne psychosocial, un déni ou, à tout le moins, un malaise entourant la pauvreté au Québec.»
 
Si un Québécois sur trois peine à combler un besoin de base, un sur quatre (24%) parvient de justesse à pourvoir à deux d’entre eux. Et alors que le tiers des Québécois ne profitent pas d’un coussin minimal de 500$ pour pallier les problèmes et inconvénients, 35% de ceux au revenu familial de 40 000$ à 100 000$ – donc, des membres de la classe moyenne – vivent cette même réalité. Une telle marge de manœuvre réduite et l’absence d’un coussin financier font en sorte que, là aussi, un Québécois sur trois est inquiet de sombrer dans la pauvreté. On ne s’étonnera pas que seulement moins d’un sur cinq (19%) se juge plus riche qu’avant. À l’opposé, pas moins de 29% s’estiment plus pauvres qu’autrefois.
 
Une tradition essentielle
De telles statistiques démontrent hors de tout doute la véracité de la signature de La grande guignolée des médias, Le visage de la pauvreté change. Elles confirment surtout que La grande guignolée des médias est malheureusement plus nécessaire que jamais dans la sensibilisation et la lutte contre la pauvreté. La 16e édition de cet événement annuel de solidarité se poursuit jusqu’au 24 décembre prochain. On peut ainsi déposer des denrées non périssables dans les succursales affiliées des pharmacies Jean Coutu, les supermarchés Provigo et MAXI ainsi que dans les bureaux du courtier immobilier Via Capitale. Il est également possible de verser des dons en argent en ligne (à Lagrandeguignoleedesmedias.com), par téléphone (au 1 866 908-9090 ou au 514 908-9090), par texto (à Montréal seulement, en textant Noël au 20222) ou avec un chèque libellé au nom de La grande guignolée des médias et posté à Jeunesse au Soleil, au 4251 St-Urbain, Montréal (Québec), H2W 1V6.
 
La traditionnelle et toujours populaire collecte de rue, pour sa part, se déroulera ce jeudi 8 décembre. Plus de 400 points de collecte accepteront les dons partout au Québec. Ils seront tous distribués à une centaine d’organismes bénéficiaires locaux, dont, à Montréal, Moisson Montréal, Jeunesse au Soleil et la Société Saint-Vincent-de-Paul.
 
Faits saillants de l’étude sur la pauvreté
Youri Rivest recherche et stratégie / La grande guignolée des médias
 
• Seulement 12% des Québécois s’estiment pauvres
 
• Les Québécois définissent la pauvreté par la difficulté à combler les besoins de base, par exemple en recourant à une banque alimentaire ou en étant incapables de s’acheter des médicaments
 
• Plus d’un Québécois sur trois (36%) a de la difficulté à combler au moins un besoin de base
 
• Près d’un sur quatre (24%) éprouve des problèmes à en pourvoir au moins deux
 
• Plus d’un Québécois sur trois (36%) ne jouit pas d’un coussin de 500$ contre les imprévus
 
• Ce résultat est presque identique (35%)  chez les membres de la classe moyenne (revenu familial annuel de 40 000$ à 100 000$)
 
• 37% des Québécois craignent de sombrer dans la pauvreté
 
Méthodologie
La collecte de données en ligne s’est déroulée du  8 au 11 novembre 2016 par un panel web de la firme BIP comprenant 27 000 Québécois recrutés aléatoirement par téléphone. Au total, 1000 questionnaires ont été remplis.
Le questionnaire de cinq minutes a été administré en français ou en anglais selon la préférence du participant.
Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l'âge, la région de résidence et  la langue maternelle.
En raison du caractère non probabiliste de l’échantillon, le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas. 
 
   
 
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